S’avouer infertile et vivre la PMA: ma première expérience en clinique de fertilité

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Dès notre premier rendez-vous dans la clinique de fertilité, nous avons senti l’urgence de commencer la PMA (Procréation Médicalement Assistée) 😲. Selon le gynécologue de la clinique, il n’y avait pas une minute à perdre parce que j’avais 35 ans, que ma fécondité baissait à chaque cycle et que nous étions tous les deux infertiles.

Nous avons passé des tests: bilan hormonal, échographie intrapelvienne, spermogramme. Je me suis aussi fait opérée et on a découvert des petites surprises dans une trompe de Fallope. 

Selon les résultats des examens, le gynécologue nous conseillait fortement de faire une FIV (fécondation in-vitro) avec ICSI  (injection intracytoplasmique), soit la dernière option de traitement avant le don de sperme ou d’ovocyte… Je me sentais découragée et pas prête pour un traitement aussi invasif.

Dans cet article, je te présente ma première expérience en clinique de fertilité. Elle ne s’est pas avérée concluante, mais elle m’a fait grandement cheminer!

J’espère que mon récit fera écho en toi 💗

S’avouer être infertile

Dans le monde médical, un couple est considéré comme infertile après 1 an d’essai.

Comme nous essayons de faire un bébé depuis presque 4 ans,nous sommes clairement un couple considéré comme infertile 😕.

Pas facile à dire et à accepter…

Aussi, prendre la décision d’appeler une clinique de fertilité parce qu’on a besoin d’un soutien médical pour faire un bébé… ça aussi, c’est difficile à accepter. 

Parce que souffrir d’infertilité, c’est s’avouer de ne pas répondre à une des fonctions biologiques de base de tout être vivant, se reproduire. 

Alors, ça prend énormément de courage de prendre le téléphone et planifier un rendez-vous dans une clinique de fertilité pour commencer un parcours de procréation médicalement assisté.

Le premier pas vers la PMA

3 ans plus tard, nous avons donc décidé de faire le pas et de prendre le téléphone.

Évidemment, débutant en la matière, on a appelé la clinique la plus près de chez nous sans chercher à contacter la mieux . 

Maintenant, par expérience, je sais que la clinique la plus proche n’est pas nécessairement le meilleur choix. Il y a clairement des gynécologues plus compétents et bienveillants que d’autres et des cliniques meilleures que d’autres. Lorsqu’on commence à parler autour de soi de son infertilité, on se rend compte que beaucoup d’autres couples sont passés par la PMA et qu’ils peuvent témoigner de leur expérience dans une clinique ou une autre. Ces avis sont précieux et ça nous permet de choisir la clinique qui correspond le mieux aux critères personnels de chacun: distance, rapidité, attitude du docteur, femmes gynécologues, centre de recherche universitaire ou clinique privée, taux de réussite… Nous avons tous des attentes différentes.

Suite à notre appel à la clinique de fertilité, nous avons eu un rendez-vous 3 mois plus tard. On s’est senti soulagé d’avoir franchi cette étape. On avait hâte de connaître la suite!

La fécondité de la femme baisse drastiquement à partir de 35 ans

Dès notre premier rendez-vous, nous avons vite senti l’urgence de commencer la PMA. Selon le gynécologue de la clinique, il n’y avait pas une minute à perdre parce que j’avais 35 ans et que ma fécondité baissait à chaque cycle
(oook… niveau de culpabilité qui monte en flèche d’avoir attendu si longtemps avant de vouloir un bébé 😳)

Il nous a aussi fait comprendre qu’après 3 ans d’essai, les chances d’une grossesse naturelle étaient très très faibles. (oook…mon sentiment de culpabilité ne s’améliore pas du tout 🥺)

On a donc commencé les tests. J’ai fait UNE prise de sang pour un bilan hormonal et UNE échographie intrapelvienne pour vérifier si mes ovaires fonctionnaient bien. Je mets l’accent sur le “UNE”, car ces tests m’ont été faits qu’une fois par le gynécologue! Il n’y a pas eu de suivi sur la totalité de mon cycle menstruel. Je trouve ça toujours bizarre.

Seb a fait un spermogramme pour analyser la qualité de son sperme.

L’AMH, l’hormone que toutes les femmes infertiles craignent…

Lors du deuxième rendez-vous en PMA, le gynécologue m’a annoncé que mon bilan hormonal état très bon et que j’avais une AMH (hormone antimüllérienne) d’une femme de 26 ans 🤩

Wow, j’étais super contente d’entendre ça! Il m’aurait donné une médaille que ça aurait été pareil 🥇

Pour information, le taux d’AMH permet de mesurer quantitativement la réserve ovarienne d’une femme. Beaucoup de gynécologues se basent sur ce taux pour évaluer la fertilité d’une femme. Toutefois, je me permets de préciser ici que l’AMH mesure quantitativement et non qualitativement la réserve ovarienne. Il est donc possible qu’une femme ayant une AMH faible, ait une réserve ovarienne basse, mais contenant des ovocytes de bonne qualité! C’est important de le mentionner parce que ça peut vraiment redonner espoir en son corps!

Pour le sperme de mon conjoint, la qualité était sous la moyenne. Ce n’était pas catastrophique, mais ça n’aidait pas aux chances de tomber enceinte.

Hystéroscopie, Laparoscopie, IAC, FIV, ACSI, ça veut dire quoi tout ça?

Suite à nos résultats, le gynéco nous propose différents scénarios:

  1. Hystéroscopie et Laparoscopie: faire une opération pour aller voir de plus près l’état de mon utérus et de mes trompes de Fallope. 
  2. Stimulation ovarienne: à l’aide de comprimé oral, on booste mes hormones et on fait l’amour au moment précis de l’ovulation
  3. Insémination artificielle intra-utérine avec sperme de mon conjoint (IAC): on injecte du sperme, préalablement sélectionné, dans mon utérus.
  4. Fécondation in-vitro (FIV) : après une stimulation ovarienne, on récupère mes ovocytes en laboratoire (ponction) qu’on laisse en présence de l’échantillon de sperme de mon conjoint pour être fécondés. On implante ensuite l’embryon dans mon utérus (transfert).
  5. Fécondation in-vitro avec injection intracytoplasmique (ICSI) : ici plutôt que de laisser les spermatozoïdes féconder l’ovocyte “naturellement”, le meilleur des spermatozoïdes est sélectionné et manuellement injecté dans l’ovocyte pour ensuite être implanté manuellement dans mon utérus.

Pour moi, c’était une évidence de commencer par l’opération. J’étais curieuse de savoir si mes trompes étaient bouchées ou non et vérifier si tout était en ordre dans mes ovaires et mon utérus avant de passer à l’étape d’un traitement médical de procréation assistée.

Endométriose et trompe de Fallope partiellement bouchée

Quelques mois plus tard, je me faisais opérer. On a trouvé que ma trompe droite était légèrement affaissée et partiellement bouchée. De légères traces d’endométriose ont aussi été observées. Mon utérus et mes ovaires étaient en bon état. L’opération a donc permis de réparer ma trompe droite et de retirer l’endométriose présente. Je suis très heureuse de cette opération, car depuis, mes douleurs menstruelles sont parties!!! ☺️.

L’espoir d’une grossesse naturelle qui revient au galop 🏇

J’ai laissé quelques mois de répit à mon ventre pour récupérer de l’opération avant de retourner à la clinique de fertilité. 

Aussi, je dois avouer que j’avais un grand espoir de tomber enceinte naturellement après l’opération! J’espérais que le fait d’avoir retiré mon endométriose et remis à neuf ma trompe droite allait me donner une chance que ça fonctionne enfin 🤞.

Cinq mois sont passés et toujours rien dans mon ventre ne s’est installé.

On est donc retourné à la clinique de fertilité.

Option 5 : FIV avec ACSI 

Notre gynéco nous a directement dit que selon lui, le mieux était de directement faire une FIV avec ICSI considérant:

  • que j’essayais depuis 3 ans de tomber enceinte,
  • que j’avais 35 ans,
  • que le spermogramme de mon conjoint était sous la moyenne.

Pour lui, les chances étaient toujours quasi nulles que ça fonctionne naturellement. Toutefois, on avait environ 20% de chances que ça fonctionne avec une FIV-ICSI.

Mais pour moi, la FIV avec ICSI, c’est la dernière option de traitement avant le don de sperme ou d’ovocyte… 

Le sentiment d’injustice entre la femme qui subit le traitement et l’homme qui assiste

Après ce rendez-vous, j’étais dévastée. Je ne savais pas quoi faire. Mon conjoint était prêt pour la FIV-ACSI, mais moi, vraiment pas. J’avais le sentiment que d’autres tests devaient être faits avant de bien cibler le traitement de procréation médical approprié.

J’ai senti aussi qu’il y avait un énorme décalage entre mon conjoint et moi. On n’allait clairement pas à la même vitesse, lui étant prêt à passer à vitesse grand V. 

Je trouvais la situation tellement injuste. En faisant une fécondation in-vitro, j’allais subir toutes les piqûres, les “shoots” d’hormones artificielles, le stress énorme de la stimulation, de la ponction, de la fécondation, du transfert et des 2 semaines d’attente, et sans oublier la peur d’un potentiel échec dévastateur que ça n’ait pas marché parce que mon corps aurait rejeté l’embryon. 

Et lui, un simple don de sperme…😔

Honnêtement, je n’arrivais pas à entendre son point de vue…pour moi, les enjeux étaient tellement différents. Selon  lui, c’était le moment de passer à une autre étape. Je lui en voulais que ce soit si simple de son côté de prendre cette décision. 

Je tenais à respecter mes besoins vu que c’était moi qui subirais les traitements. Je lui ai demandé du temps pour réfléchir. J’avais besoin de digérer cette nouvelle, d’écouter les signes envoyés par mon corps et d’entendre mon intuition.

Finalement, sans grande surprise, j’ai senti que je n’étais pas prête pour une FIV et que je ne me sentais pas bien dans cette clinique de fertilité. Je me sentais forcée d’aller dans une direction qui ne me correspondait pas.

Reconnaître l’importance de faire une pause de la PMA quand ce n’est plus aligné

Mon conjoint m’a comprise et soutenue. On a donc consensuellement décidé de faire une pause de la PMA.

J’avais besoin de temps pour me préparer avant de poursuivre. Je sentais aussi que j’avais un chemin de mon côté à faire. Je devais accepter mon infertilité inexpliquée. Je devais aussi faire le deuil de la grossesse naturelle avant de poursuivre la procréation médicalement assistée.

Pendant les mois qui ont suivi, j’ai pratiqué le yoga de la fertilité afin de bien préparer mon corps physique, mental, émotionnel et énergétique à la PMA. Cet outil m’a apporté de la légèreté, de la sérénité et de la confiance en moi, en mon corps et en mon utérus. 

Honnêtement, je ne suis plus la même femme. Je vis une tout autre relation avec mon corps et je lâche prise sur un grand nombre de choses dont je n’ai aucun contrôle. Le yoga de la fertilité a été, et est toujours, mon pilier dans ce processus!

Si tu veux en savoir plus sur le yoga de la fertilité et ses bienfaits, je t’invite à me suivre sur Instagram ou Facebook, visiter mon site web et à rester à l’affût de mes prochains articles de blog qui traiteront plus en profondeur ce sujet.

Bonjour PMA - Prise 2

Quelques mois plus tard, je me sentais prête à commencer un nouveau parcours PMA, mais cette fois dans une nouvelle clinique de fertilité! 

Je commence ce parcours dans un tout autre état d’esprit. Alignée, consciente et prête dans mon corps et mon esprit. 💪

Tu es curieuse de connaître la suite de mon histoire? Alors, lis la suite ici!

Kiss & Love 💗

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